Bienvenue à Saint Rustice

La campagne aux portes de la ville

Un peu de géographie

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La commune de Saint Rustice est située au Nord du département de Haute-Garonne. Elle fait partie du canton de Villemur sur Tarn, de la Communauté de Communes du Frontonnais, ainsi que de la région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon.  Les communes limitrophes sont la commune de Castelnau d’Estretefonds (Haute-Garonne) et la commune de Pompignan (Tarn et Garonne).

Elle est desservie par la Route Départementale RD 820 (anciennement RN 20 appelée aussi route de Paris), à mi-distance de Toulouse et de Montauban. Elle est traversée également par la Route Départementale RD 77. Elle est à moins de 30 kilomètres de Toulouse, soit à 20 minutes de l’entrée de la ville en empruntant l’autoroute A 62 (sortie Eurocentre).

La commune est d’une superficie de 2,36 km2. Elle compte 465 habitants au 1er janvier 2016, soit une densité de 197 habitants au kilomètre carré.

panneaux-2Elle est adossée au coteau du Frontonnais. Elle va de la plaine de la Garonne jusqu’en haut du coteau. Elle est traversée -outre la RD 820 déjà citée-  par la voie ferrée et par le Canal des 2 Mers (ou canal de Garonne). Il est prévu à moyen terme que la future ligne à grande vitesse (LGV) TOULOUSE/BORDEAUX traverse également notre commune. À ce jour, sa mise en service est annoncée pour 2024.

Le paysage reste très champêtre malgré la présence dans la plaine de gravières en cours d’exploitation, qui laisseront la place à une future zone de loisirs dont on devine les prémices. Le coteau est boisé, l’urbanisation étant constituée presque exclusivement de maisons individuelles implantées sur des terrains assez vastes. Le long du canal de Garonne, l’ancien chemin de halage devenu RD 901 est très fréquenté par les promeneurs et les cyclistes.

Notre commune a su préserver son caractère bucolique même si l’agriculture n’est plus du tout prépondérante en ce XXIème siècle : il subsiste quelques rares exploitations agricoles (maraîchage, horticulture, arbres fruitiers, céréales).

Quelques entreprises artisanales sont installées sur la commune : plombier, maçon, garage automobile, prothésiste dentaire, création de jardins et entretien d’espaces verts … Les habitants actifs travaillent pour la plupart dans l’agglomération toulousaine.

L’école primaire située au cœur du village accueille 2 classes représentant près de 50 élèves (47 élèves à la rentrée 2015/2016). Elle témoigne de la vitalité de la commune.

Le stade accueille des équipes de foot pour les entraînements et diverses manifestations festives (vide-grenier organisé par l’Association de Parents d’Élèves, fête locale organisée par l’association Animation Culture Loisirs, concours de pétanque …)

Mairie de Saint Rustice

Notre environnement

Un peu d'histoire

L’origine du nom du village : Rusticus (ou Rustique)

D’après les écrits qui ont jalonné l’histoire, il est hors de doute que le martyr Rusticus a donné son nom au village de Saint Rustice.

Qui était-il ?

Il est né à Albi aux environs de l’an 580, d’une famille gallo-romaine noble. Ses parents descendaient des romains qui s’établirent en Gaule après que César en eut fait la conquête. Rustique (ou Rusticus) fut d’abord diacre de l’église de Rodez en 618 puis directeur de la chapelle du roi Clotaire II, père du roi Dagobert et enfin évêque de Cahors en 623. Cet homme ne craignait pas de fustiger les seigneurs dont la conduite était contraire à l’évangile et de dénoncer certains abus commis dans le diocèse.

Quelques seigneurs de la ville épiscopale excitèrent le peuple contre lui. Au cours d’une émeute, il fut sauvagement égorgé par des malfaiteurs soudoyés par lesdits seigneurs à Cahors en l’an 636. Pour éviter toute profanation, son frère Didier -qui lui succéda comme évêque- et des personnes dévouées enlevèrent la dépouille de Rustique et allèrent l’ensevelir loin de Cahors, près d’une église à Saint Pierre de Sylva Agra qui dépendait du diocèse de Cahors, avant d’être rattaché au diocèse de Moissac et plus tard au diocèse de Toulouse.

Ce lieu-dit Saint Pierre des bois n’est autre que le hameau des Gascounets entre le chemin des Crêtes et le chemin des Palombes, à Saint Rustice. Au siècle dernier, on y retrouvait encore les traces d’un cimetière et d’une église. Dans sa monographie des instituteurs du XIXème siècle, Bertrand Aula dit que d’après ses recherches, tout porte à croire que c’est bien dans cette église que fut enseveli Rustique, d’autant plus qu’il n’y avait aucune église aux alentours qui portait le nom de Saint Pierre.

Rustique fut tué au-delà de la rivière du Lot : Didier, son frère, qui était aussi intendant des finances du roi Dagobert fit construire une église, précisément à cet endroit, qu’il dédia à Saint Pierre en souvenir sans doute de celle où reposaient les cendres de Rustique.

Un vestige de l’antiquité : la villa gallo-romaine

L’ancien village de Saint Rustice, c’est-à-dire la première agglomération de maisons en ce lieu, bordait la voie romaine qui conduisait de Toulouse à Agen (Tolosa à Aginum) car c’est là qu’ont été retrouvés en 1834 les restes d’une villa romaine décorée avec magnificence.

Cette villa aurait été construite par les romains aux environs du IIème siècle. Des mosaïques provenant de cette villa sont exposées au musée Saint Raymond de Toulouse.

Plusieurs siècles plus tard en 1561, s’ouvrit la funeste période des guerres de religion et Saint Rustice ne fut pas épargné lors des incursions des armées montalbanaises calvinistes en 1567.

Dans la revue historique de Toulouse, on a pu relever la déposition d’un habitant de Pompignan : « au mois de février, les ennemis mirent le feu à l’église de Saint Rustice, laquelle est entièrement brûlée ; il ne reste que les murailles, c’est après le pillage des ornements et des joyaux que l’édifice fut incendié ».

Nymphe appelée Ino ou Dotô

Océanus, le dieu Océan

Néreide Thétis et Triton

Le triton Nymphogenes, créature marine

Le XVIIIème siècle

Jusqu’en 1789, la plus grande partie du territoire de Saint Rustice était la propriété de deux coseigneurs, conseillers au parlement de Toulouse. A l’origine, 600 ans plus tôt, le comté de Toulouse avait été annexé par le roi qui en était devenu propriétaire. Il fit don de Saint Rustice à la seigneurie du village.

Au mois de décembre 1789, un décret de l’Assemblée Nationale ordonna la constitution des municipalités. Le 2 février 1790, le premier maire de Saint Rustice – Etienne LABIT- fut élu.

La municipalité de cette époque racheta toutes les redevances dues aux seigneurs ; elle rendit ainsi la liberté aux habitants qui avaient subi pendant des siècles la domination des seigneurs. Les biens privilégiés de ces seigneurs allaient être assujettis aux impositions dans les mêmes proportions que les autres contribuables.

Comme toutes les paroisses de la région, Saint Rustice fut en pleine effervescence religieuse pendant les onze mois que siégea l’assemblée constituante –d’octobre 1791 à septembre 1792-

Deux faits divers illustrent le climat qui régnait dans notre village : le curé de la paroisse refusa énergiquement de prêter serment à la constitution « je ne veux pas (disait-il) faire le serment que ma conscience désavoue ». Il fut remplacé par le vicaire de Castelnau qui n’eut ni l’estime ni le respect de tout le monde ; il fut insulté et maltraité par un citoyen de la commune, lequel a été jugé et condamné par l’assemblée communale présidée par le maire. L’inculpé déclara : « je l’ai insulté parce qu’il m’a plu et ces propos je les tiendrai encore, je chasserai ce prêtre à coups de barre et je veux démolir l’église, la municipalité n’est composée que d’aristocrates. »

Les XIXème et XXème siècles

Le XIXème siècle qui commençait connut de vives turbulences dans l’histoire de notre pays, cette période connut deux empires, trois monarchies, deux républiques, trois révolutions mais la France était en route vers une réconciliation nationale.

A Saint-Rustice, la première partie du XIXème siècle fut extrêmement difficile. A chaque changement de régime, la tête des municipalités changeait. Ce n’est qu’à la fin du règne de Charles X, en 1830 que la municipalité de Saint Rustice s’adapta aux changements de régime, le collège électoral étant restreint, ce furent toujours les mêmes personnes qui à tour de rôle remplirent les fonctions municipales. En 1826, le conseil municipal en place fit le premier classement des chemins. En 1830, il donna son avis favorable à l’enquête sur l’ouverture du canal latéral à la Garonne. Le tronçon Toulouse-Montech est ouvert en 1844. La ligne de chemin de fer ouvrira un peu plus tard.

Le second empire sous Napoléon III amena pour la région de Saint Rustice plus de bien-être dans les familles paysannes. Cela permit d’entreprendre la construction de l’église actuelle en 1865. En 1879, un généreux paroissien avait fait construire une maison destinée à l’enseignement des jeunes filles donné par des religieuses : on l’appela « le couvent ». Le bâtiment de l’école publique, après sa construction en 1883 a eu deux fonctions : l’école et la mairie. En 1990, la mairie fut transférée dans le bâtiment actuel, c’est-à-dire l’ancien presbytère construit par l’abbé Prunet.

La première partie du vingtième siècle n’apporta pas de grands bouleversements au village. Bien sûr, comme dans tous les villages de France, Saint Rustice a eu ses soldats victimes de la Grande Guerre de 1914/1918 : 36 hommes de notre commune ont été mobilisés, 6 d’entre eux n’ont pas revu leur village. Le monument aux morts érigé en leur honneur a été construit en 1936. Le conflit de 1939/1945 n’a causé le décès d’aucun soldat à Saint Rustice. 

Ce n’est qu’à partir de 1948 que le village est devenu peu à peu ce qu’il est aujourd’hui, avec trottoirs et routes goudronnées, ainsi que la création de la place publique, du foyer rural rénové en 1965, la mise en service du terrain de foot en 1971.

En conclusion

Notre petite commune, coincée entre Castelnau d’Estretefonds (31) et Pompignan (82) ne possède que 235 hectares.

Malgré cela (ou bien grâce à cela) la vie ici est très agréable car la commune est à taille humaine. Chacun peut apprécier le cadre de vie, le cachet de notre école, l’âme de notre village.

Souhaitons donc à Saint Rustice de prospérer pour le bonheur de ses habitants dans les siècles à venir.

Sources

Ce récit de l’histoire du village de Saint Rustice repose sur les monographies de Monsieur Bertrand Aula, instituteur à Saint Rustice en 1885 et Monsieur Adrien Escudier, historien et lauréat de la Société Archéologique du Midi de la France en 1935.

Eux-mêmes ont puisé aux sources des archives départementales de Toulouse et de Montauban ainsi que dans les registres paroissiaux.

L'église du village

D’après les archives départementales de Montauban, l’église de Saint Pierre fut donnée en 673 par l’évêque de Cahors au couvent de Moissac, mais depuis cette époque, elle a été rebâtie plusieurs fois.

La deuxième bâtisse se trouvait à côté du cimetière actuel et aurait été bâtie à l’époque des romains qui habitèrent longtemps sur le coteau : ce versant de coteau a gardé le nom de « derrière l’église ».  Cette église fut dédiée à Saint Rustique, ancien évêque de Cahors. En 1615, la paroisse choisit logiquement comme patron le martyr Saint Rustique.

Construite sur une source que l’on disait miraculeuse, l’église était un monument remarquable par son style et constituait un spécimen curieux de l’architecture romaine. Le cimetière était devant l’église et le presbytère au nord.

Pendant la période révolutionnaire, faute d’entretien, l’église était devenue une bâtisse aux murs humides et d’une solidité douteuse ; le presbytère quant à lui menaçait de s’écrouler. Les réparations étaient devenues tellement importantes que leur coût aurait dépassé celui d’une construction neuve. C’est ainsi que le conseil municipal en place en l’an 1863 décida la démolition de l’ancienne église et le remplacement immédiat par un édifice plus vaste et mieux aménagé, au cœur du village, dans la rue principale.

L’église

De 1865 à nos jours

Ainsi, la construction de l’église actuelle a débuté le 18 mai 1865. A peu de chose près, elle est la reproduction de la précédente ; de style romain elle possède 19 vitraux encadrés par des colonnettes et des chapiteaux qui provenaient de l’ancienne église : à l’origine, ils furent sculptés aux environs de 1120 après Jésus-Christ. Depuis bien sûr, ils ont subi l’érosion du temps. En 1983, certains ont été remplacés par des moulages identiques. Les originaux ont été déposés au Musée des Augustins, à Toulouse. La nouvelle église a donc vu le jour durant la période prospère du second empire ; le projet était vaste et ambitieux ; il provoqua des difficultés financières à la commune.

Lorsque l’abbé Prunet débuta son ministère comme curé de Saint Rustice, en 1868, l’église était encore en construction. Les murs étaient à peine terminés et seule la toiture protégeait les fidèles pendant les offices. A ce stade-là, la sa construction avait coûté environ 22 000 Francs. Déjà la municipalité avait eu beaucoup de peine à réunir cette somme là, d’autant plus que l’Etat avait refusé d’apporter sa contribution, jugeant le projet trop ambitieux. L’abbé Prunet, qui avait une personnalité hors du commun prit les choses en main : il fit appel à la générosité des paroissiens ; ceux-ci déjà sollicités par la souscription et par l’impôt, ont malgré tout répondu favorablement car ils voulaient absolument leurs deux clochers prévus par l’architecte diocésain.

C’est ainsi que trois saint rusticiens se chargèrent de recueillir les fonds, qu’ils versèrent dans la caisse du Percepteur, ce qui permit l’achèvement des travaux. Ensuite, l’abbé Prunet fit ajouter la voûte, plâtrer les murs, placer les 19 vitraux et construire les deux magnifiques flèches qui surmontent les deux tours de l’église. Avec son apport personnel -résultant de la vente du miel qu’il produisait sur place- il fit décorer le sanctuaire. Les saints rusticiens étaient fiers de leur église à deux clochers.

Le XXème siècle

La période d’un demi- siècle qui suivit ne fut guère propice à l’entretien de la bâtisse. En effet à 15 ans d’intervalle la France connut deux guerres et notre commune pourvue de peu de ressources ne pouvait assumer toutes les charges qui lui incombaient. Ce n’est qu’à partir de 1950 que les municipalités successives ont toutes assumé l’entretien du gros œuvre : la réparation de la charpente, celle des vitraux endommagés, la réfection des clochers et de la toiture.

La nouvelle église a été classée par arrêté du 7 mars 1952 aux Monuments historiques pour les chapiteaux et encadrements de baies romanes provenant de l’ancienne église remontés en 1865 dans la nouvelle. Le chœur et l’abside sont romans. La décoration intérieure de l’ensemble de l’église –  du chœur jusqu’aux fonds baptismaux, en passant par la nef et les deux chapelles – a été réalisée dans les années 1990/2000 par des artistes peintres spécialistes de l’art sacré qui avaient précédemment procédé à la restauration des vitraux.

Ce fut l’aboutissement de l’œuvre de l’abbé François Prunet qui avait effectué la décoration initiale du chœur, avec la représentation d’une nuit étoilée. Ce décor clair et lumineux fait la fierté des habitants de Saint Rustice et l’admiration des visiteurs de passage. Cette nouvelle église n’a qu’un siècle et demi d’existence. Espérons qu’elle vive longtemps et qu’elle reste le témoin de la vie à Saint Rustice pendant plusieurs siècles.

Sources

Ce récit de l’histoire de l’église de Saint Rustice repose sur les monographies de Monsieur Bertrand Aula, instituteur à Saint Rustice en 1885 et Monsieur Adrien Escudier, historien et lauréat de la Société Archéologique du Midi de la France en 1935. Eux-mêmes ont puisé aux sources des archives départementales de Toulouse et de Montauban ainsi que dans les registres paroissiaux.

L’Abbé François Prunet, bâtisseur et apiculteur

En 2007, Saint-Rustice commémorait le centenaire de sa mort

Le 28 février 1907 mourut l’Abbé François Prunet, curé de Saint Rustice depuis l’année 1868.

Durant ces quatre décennies de son ministère, il a marqué de son empreinte la paroisse et les habitants de Saint Rustice. Son œuvre est particulièrement remarquable. C’est pourquoi les habitants de Saint Rustice ont voulu lui rendre hommage à l’occasion du centième anniversaire de sa mort.

Qui était François Prunet ?

François Prunet naquit à Montjoire (Haute Garonne) le 9 février 1838. A 17 ans il entra au Petit Séminaire ; Plus tard au Grand Séminaire.  Mûr par l’âge, par le caractère et par la droiture de son jugement, il se vit confier le poste d’aumônier des pensionnaires avec la confiance de ses directeurs et l’estime de ses condisciples.

Ordonné prêtre le 10 juin 1865, il fut nommé vicaire à Renneville (Haute Garonne). En 1868 il fut nommé à Saint-Rustice.

Appelé à l’archevêché, ses supérieurs ne lui cachèrent pas que la situation de la paroisse qu’on lui destinait, Saint-Rustice, est particulièrement difficile et propre à décourager les caractères les plus trempés : « petite paroisse de 350 habitants, dénuée de toutes ressources, une Fabrique (ensemble de personnes nommées par l’évêque pour administrer les biens d’une Eglise) chargée de dettes, un presbytère insalubre qui ne laisse pas vieillir les curés ». Loin d’être impressionné, il répondit : « Si Monseigneur me confie Saint-Rustice, j’irai, quoiqu’il y ait beaucoup à faire ».

L’œuvre pastorale de l’Abbé Prunet

Arrivé à Saint-Rustice, pour vivre au milieu de ses paroissiens, il loua un local dans une maison au centre du village (à côté de la place publique actuelle). Mais aussitôt, il chercha….et trouva à proximité de l’église un terrain ; il l’acheta avec ses propres deniers et avec l’aide de maçons et d’un charpentier du village il construisit lui-même la belle maison qui devint la résidence des desservants ; Après avoir aménagé l’enclos, planté vigne, arbres fruitiers, il vendit à la commune ce presbytère qu’il avait construit.

En vue de donner une instruction chrétienne aux jeunes filles, il obtint d’un généreux paroissien la construction et la dotation d’une bâtisse qu’on appela : « Le Couvent ». Toutes les jeunes filles sans exception fréquentèrent ce couvent où l’enseignement était donné par des religieuses. Un instituteur donnait l’enseignement aux garçons. 

Cette prodigieuse activité de l’abbé Prunet payant de sa personne et de sa bourse, fit l’admiration de ses paroissiens. Grand de taille, très doux de caractère, calme dans sa démarche, il était accessible à tous, il prêchait même en langue vulgaire pour être mieux compris de tous.

Les autres activités de l’Abbé Prunet

Si l’Abbé Prunet était digne d’éloges dans l’exercice de ses fonctions pastorales, il suscitait également l’admiration quand il mettait en évidence ses aptitudes spéciales comme artisan et comme industriel. Nous l’avons vu se faire maçon et charpentier pour la construction du presbytère, un peu plus tard, il devint un apiculteur émérite.

Dans son manuscrit, de 1884 à 1889, nous pouvons voir à quel point, dans la construction des ruches et dans son aptitude à élever les abeilles, il jouissait d’une autorité incontestée à tel point qu’il devint une véritable célébrité. En 1889, il fut élu président de la Société d’Apiculture du Midi de la France qu’il venait de créer. On ne se doute pas des bénéfices qu’il a réalisés avec les produits du miel, de la cire et des ruches, il en aurait eu plus de 300 ; en 1888, dans son manuscrit, il en était à la ruche n°190 ; il expédiait ses marchandises dans toutes les parties de l’Europe et même en Amérique. C’est grâce à ces apports qu’il a pu élever des enfants au séminaire et envoyer de nombreux secours. Son titre de Président de la Société d’Apiculture lui avait permis d’entrer en relation avec toutes les autorités de cette science.

L’église de Saint-Rustice

Son ministère religieux à Saint-Rustice avait débuté dans une église en construction ; Les murs étaient à peine terminés et seule la toiture préservait les fidèles pendant les offices. A cette bâtisse l’état refusa d’apporter sa contribution financière jugeant le projet trop ambitieux (de par ses deux clochers).

Alors l’abbé Prunet prit les choses en main, il fit appel à la générosité des paroissiens. Ceux-ci déjà sollicités par souscription et par l’impôt, ont malgré tout répondu favorablement car ils voulaient absolument leurs deux clochers prévus par l’architecte diocésain. Trois Saint-Rusticiens se chargèrent de recueillir les fonds qu’ils versèrent dans la caisse du percepteur et qui permirent l’achèvement de tous les travaux : successivement, l’abbé Prunet fit ajouter la voûte, plâtrer les murs, placer les vitraux au nombre de 19 et avec son apport personnel, fruit du travail des abeilles, il fit décorer le sanctuaire, et enfin, construire les deux magnifiques flèches qui surmontent les deux tours de l’église.

Malheureusement, après quelques jours d’une maladie qu’il négligea de soigner, il mourut le 28 février 1907 dans la maison qu’il avait construite, il venait d’avoir 69 ans. Il repose au cimetière du village avec ses condisciples prédécesseurs à la paroisse de Saint-Rustice.

Le centenaire de la mort de l’Abbé Prunet

Les Saint-Rusticiens ont voulu rendre hommage à son œuvre remarquable, à l’occasion du centième anniversaire de sa mort.

Le 3 mars 2007 à 15 heures, une messe solennelle a été célébrée en sa mémoire.

L’Archevêque de Toulouse Monseigneur Robert Le Gall, malgré un emploi du temps chargé à tenu à honorer de sa présence cette cérémonie exceptionnelle ; c’est, a-t-il dit : « extrêmement rare de commémorer le Centenaire de la mort d’un serviteur de Dieu ». Cette messe a été concélébrée par Monseigneur Le Gall et le Père Bernadet, curé de la paroisse à la fois dans la simplicité et la solennité dues à l’évènement.

Les nombreux Saint-Rusticiens qui assistaient à l’office ont pu découvrir dans une exposition : objets, documents, photos, manuscrits qui avaient appartenus à l’Abbé PRUNET. Après l’office, une gerbe a été déposée par Madame le Maire Chantal Barrau et Monseigneur Le Gall sur la tombe de François Prunet ; sur cette tombe on peut lire : « A l’orphelin, il a servi de père ».

En fin d’après midi l’assistance se retrouva au Foyer Rural où se tenait une exposition sur l’école de Saint-Rustice avec photos d’élèves datant pour certaines de 1896. Les anciens élèves ont pu évoquer de vieux souvenirs en contemplant ces photos.

Les habitants de toutes générations confondues ont prolongé cette journée mémorable en partageant le verre de l’amitié et un copieux buffet. Chacun était heureux d’avoir participé à cette journée d’hommage à son illustre bienfaiteur. Par ailleurs, depuis l’an 2000, une petite place située sur la face ouest de l’église a été baptisée « square de l’Abbé Prunet ».

Merci de votre visite

Le moulin

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